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Dans un article précédent, la FEUS faisait état de la situation socioéconomique du Québec, qui est on ne peut plus incertaine si les tenants de la hausse des frais de scolarité gagnent du terrain. Cette hausse, proposée par le Parti libéral et d’autres acteurs de la scène sociopolitique québécoise, menace l’accessibilité aux études postsecondaires.
La hausse et ses modalités seront prochainement étudiées à la Table des partenaires en éducation, où les idées de rejoindre la moyenne canadienne et d’ouvrir la porte à la différenciation semblent dominer. Mais, selon Statistiques Canada,la raison principale de ne pas poursuivre d’études au-delà du secondaire, à 26 % selon les répondants, est d’ordre financier. Plus d’une personne sur quatre ne poursuit pas l’école par crainte de manquer d’argent!
Sherbrooke, le jeudi juin 2010 – La FEUS dénonce la mise à jour de la note économique de l’Institut économique de Montréal (IEDM) et tient à rectifier la situation des droits de scolarité universitaires. Contrairement à ce que l’IEDM affirme, l’augmentation nuit à l’accessibilité. Plusieurs statistiques et faits amenés par l’IEDM manquent de rigueur intellectuelle et de mises en contexte : les différentes classes sociales et le niveau d’endettement étudiant ne sont pas pris en compte, pour ne nommer que ceux-là.
On entend souvent au Québec que la situation socioéconomique est en péril, que les générations futures sont menacées de crouler sous les dettes. Qu’en est-il vraiment? La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), dont la FEUS est membre, s’est récemment penchée sur le sujet pour nous rapporter plusieurs statistiques très pertinentes.
Selon le MELS, entre 1990 et 2007, parmi les nouveaux emplois, le nombre de ceux requérant un diplôme universitaire a augmenté de 109 % comparativement à une chute de 41 % pour les emplois ne requérant aucun diplôme. Et d’après Ressources humaines et Développement des compétences Canada, les professions hautement qualifiées représenteront près de 70 % de l’ensemble des nouveaux emplois entre 2006 et 2015!
Les réactions face au budget du gouvernement Charest pour l’année 2010 sont plutôt mitigées. En effet, le plan de redressement proposé par le ministre Bachand favorise les plus nantis au détriment de la classe moyenne et se traduit par une hausse quasi-généralisée des taxes et tarifs. Ce budget, qu’on qualifie comme étant de droite, a pour objectif de s’attaquer à la dette de la province qui s’élève à 161 milliards de dollars et représente 53% du PIB québécois. Ce cumul, selon le ministre des finances, est dû aux investissements antérieurs dans les infrastructures et dans la sphère de l’éducation, notamment. L’article qui suit mettra donc en lumière les faits saillants du budget annuel, plus particulièrement en ce qui a trait à l’environnement, à la santé et à l’éducation.
Alors que le gouvernement fédéral à récemment transféré la somme due au Québec pour le programme canadien de bourse aux étudiants, en apportant 35 millions de dollars de plus que le précédent programme (FCBEM), soit 135 contre 80 anciennement, la ministre Courchesne semble résolue à ne pas nous rendre les 35 millions de dollars qui nous reviennent en bourse. Montrons lui notre résolution à notre tour ! Le 11 mars, une manifestation est organisée à Montréal afin d’aller réclamer notre due. La FEUS, votre fédération, organise un départ groupé. Nous avons rendez-vous le 11 mars à 11h30 au local E1 111. Serez-vous présent ?
Pour des fins logistiques, nous vous demanderons de réserver votre place sur le site feus.qc.ca
pour réserver utiliser le lien doodle suivant : http://www.doodle.com/8ug9bahiy3cgrrt8
Pour plus d’information aller voir http://www.decomptepcbe.org/