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Godbout blâme la gestion de Gravel à la Chambre de commerce
La candidate à la mairie Hélène Gravel a tellement mal géré la Chambre de commerce de Sherbrooke lorsqu’elle en était la directrice générale que les finances de l’organisme ont dû être mises sous tutelle par un comité spécial. Le déficit du fonds de roulement de la Chambre a été multiplié par six sous son administration.
Telles sont du moins les prétentions du candidat François Godbout, qui a sorti l’artillerie lourde pour discréditer son adversaire, mardi après-midi, en conférence de presse. Mme Gravel n’a pas voulu répliquer sur-le-champ à ces attaques, les plus virulentes depuis le début de la campagne électorale à Sherbrooke. Elle réagira aujourd’hui.
Hélène Gravel a été directrice de la Chambre de commerce de Sherbrooke de 2001 à 2005. M. Godbout a remis aux médias les états financiers de l’organisme pour cette période.
Au 30 avril 2002, le déficit du fonds de roulement s’élevait à 52 813 $, selon ces données. Deux ans plus tard, ce déficit atteignait 303 034 $, ce qui a justifié, selon M. Godbout, la mise sous tutelle des finances de la Chambre par un comité spécial. Mme Gravel a quitté l’organisme lorsqu’elle s’est présentée à la mairie de Sherbrooke, en août 2005.
Le déficit du fonds de roulement était alors redescendu à 120 553 $ (au 30 avril 2005).
Source : David Bombardier. « Godbout blâme la gestion de Gravel à la Chambre de commerce. » La Tribune, 28 octobre 2009, page 6.
Échanges intéressants au dernier débat à CHLT
C’est hier matin qu’ont eu lieu des échanges intéressants entre les candidats à la mairie sur les ondes de CHLT 107,7. Bernard Sévigny a asséné quelques droites à ses deux principaux adversaires Hélène Gravel et François Godbout. Denis Pellerin et Moustapha Saboun ont, pour leur part, été invités à ce débat, alors qu’ils avaient été laissés de côté au débat de Radio-Canada lundi dernier. M. Saboun a d’ailleurs remercié CHLT d’avoir ainsi « respecté la déontologie journalistique. »
Contrairement à Moustapha Saboun, Denis Pellerin a pris beaucoup de place dans ce débat de 90 minutes. La question de la nécessité d’un « ombudsman » est également revenue à la surface et a suscité un débat percutant entre François Godbout et Denis Pellerin. M. Godbout affirme toujours qu’il souhaite agir lui-même en tant que protecteur du citoyen s’il est élu à la mairie : « Ce que j’entends dire de ces municipalités là (qui ont un ombudsman), c’est que ça embourbe le système et que c’est une excuse pour les élus de ne pas faire leur travail. » Ce à quoi a répondu M. Pellerin : « C’est la preuve que vous n’avez pas fait de recherche. Jean Perrault, sors de ce corps! »
Source : David Bombardier. « Échanges intéressants au dernier débat à CHLT », La Tribune, 28 octobre 2009, page 7.