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L’accessibilité aux études postsecondaires est-elle menacée?

Dans un article précédent, la FEUS faisait état de la situation socioéconomique du Québec, qui est on ne peut plus incertaine si les tenants de la hausse des frais de scolarité gagnent du terrain. Cette hausse, proposée par le Parti libéral et d’autres acteurs de la scène sociopolitique québécoise, menace l’accessibilité aux études postsecondaires.

La hausse et ses modalités seront prochainement étudiées à la Table des partenaires en éducation, où les idées de rejoindre la moyenne canadienne et d’ouvrir la porte à la différenciation semblent dominer. Mais, selon Statistiques Canada,la raison principale de ne pas poursuivre d’études au-delà du secondaire, à 26 % selon les répondants, est d’ordre financier. Plus d’une personne sur quatre ne poursuit pas l’école par crainte de manquer d’argent!

Qu’est-ce que la différenciation et pourquoi nuit-elle à l’accessibilité?

La différenciation, c’est établir des frais de scolarité différents d’un programme à l’autre, selon le salaire anticipé après l’obtention d’un diplôme. En théorie, cette idée semble logique, mais ses fervents admirateurs oublient plusieurs choses. Elle entraîne la réduction de la participation des classes sociales à plus faible revenu dans certains domaines (médecine, droit, etc.). De plus, le revenu anticipé est incertain : un diplômé qui décidera de travailler dans un milieu communautaire n’aura pas le même salaire qu’un autre travaillant dans une grande entreprise privée. Voulons-nous nuire aux étudiants issus de familles à faible revenu et à ceux qui souhaitent faire profiter à la communauté leurs connaissances?

La hausse des frais n’est pas garante d’une plus grande qualité en éducation! En effet, on a plutôt vu par le passé que le gouvernement en profitait pour réduire sa contribution. Au Québec, avec la hausse des frais de 881 $ entre 1989-1994, il y a eu une réduction des subventions gouvernementales par Étudiant par équivalent à temps complet (ÉÉTC) de 669 $ pour la même période (Organisation nationale universitaire pour concilier le financement et l’accessibilité : 1993).

La hausse n’est pas la solution pour améliorer la qualité de l’enseignement postsecondaire : elle nuit à l’accessibilité. À long terme, c’est toute la société qui écopera, comme il  a été vu précédemment. Communiquez avec votre vice-président aux affaires externes, Tommy Girouard-Belhumeur, à feus.externe@USherbrooke.ca pour en discuter.

La FEUS invite l’IEDM à retourner sur les bancs d’école

Communiqué de presse envoyé aux médias de Sherbrooke le 17 juin 2010

Contrairement à ce qu’affirme l’Institut, l’augmentation des droits de scolarité universitaires nuit à l’accessibilité

Sherbrooke, le jeudi juin 2010 – La FEUS dénonce la mise à jour de la note économique de l’Institut économique de Montréal (IEDM) et tient à rectifier la situation des droits de scolarité universitaires. Contrairement à ce que l’IEDM affirme, l’augmentation nuit à l’accessibilité. Plusieurs statistiques et faits amenés par l’IEDM manquent de rigueur intellectuelle et de mises en contexte : les différentes classes sociales et le niveau d’endettement étudiant ne sont pas pris en compte, pour ne nommer que ceux-là.

Les exemples pour contredire les résultats de leur analyse abondent. Selon une étude de l’ACPPU, à l’Université Western Ontario, la proportion d’étudiants en médecine dont le revenu familial est inférieur à 60 000 $ a diminué de 21 % en trois ans seulement. Du côté de l’Université de Guelph, une baisse de 40 % de la participation des étudiants issus de milieux pauvres est survenue à la suite de la dérèglementation des droits de scolarité par programme.

Selon une enquête de Statistique Canada présentée dans le document de l’IEDM, « 26 % des étudiants canadiens qui n’ont jamais poursuivi d’études postsecondaires invoquent des raisons financières comme principale cause de non-fréquentation » et donc, l’Institut juge qu’il ne s’agit pas d’un impact significatif puisque plusieurs autres facteurs entrent en compte. « Pourquoi écarter cet impact sous prétexte qu’il ne soit pas assez considérable, selon eux? », s’insurge la présidente de la FEUS, Claudia Lacourse Levasseur.

La FEUS reproche encore une fois à l’IEDM de mettre à l’avant-plan des faits et statistiques rejoignant leur idéologie et de négliger plusieurs facteurs qui tiennent compte de la réalité, de la problématique étudiante et de ses enjeux. La question des droits de scolarité est complexe; elle demande plus de profondeur et une vision plus élargie concernant le financement des universités que ce qui ressort de l’analyse proposée par l’IEDM.

La FEUS représente les étudiants de premier cycle de l’UdeS et compte environ 14 000 membres. Elle est la plus grande organisation jeunesse de l’Estrie.

Source :
Kristel Cantara, attachée politique de la FEUS
819 345-2624 ou feus.politique@USherbrooke.ca
Kristel Cantara,
Attachée politique de la FEUS
819 345-2624
feus.politique@USherbrooke.ca

La situation socioéconomique du Québec est-elle menacée?

On entend souvent au Québec que la situation socioéconomique est en péril, que les générations futures sont menacées de crouler sous les dettes. Qu’en est-il vraiment? La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), dont la FEUS est membre, s’est récemment penchée sur le sujet pour nous rapporter plusieurs statistiques très pertinentes.

Selon le MELS, entre 1990 et 2007, parmi les nouveaux emplois, le nombre de ceux requérant un diplôme universitaire a augmenté de 109 % comparativement à une chute de 41 % pour les emplois ne requérant aucun diplôme. Et d’après Ressources humaines et Développement des compétences Canada, les professions hautement qualifiées représenteront près de 70 % de l’ensemble des nouveaux emplois entre 2006 et 2015!

D’un côté, nous avons une augmentation des emplois requérant des études postsecondaires. D’un autre côté, nous avons un choc démographique. Dès 2011, les premiers baby-boomers vont atteindre l’âge de 65 ans, et dans une quinzaine d’années, cette tranche d’âge représentera plus de 25 % de la population. Tous les départs à la retraite reliés au vieillissement de la population entraîneront inévitablement une baisse du bassin potentiel de la main-d’œuvre. L’arrivée de jeunes sur le marché du travail sera, selon Desjardins, insuffisante pour remplacer cette génération.

Si on dit qu’il y aura de moins en moins de travailleurs pour soutenir de plus en plus de gens, cela impliquera une constante augmentation des coûts des services publics. On parle donc d’une pénurie de contribuables!

Les diplômés universitaires rapportent beaucoup à l’État et coûtent moins chers. Bien qu’ils représentent moins de 15 % de la population, ils payent 35 % de l’impôt sur le revenu et ne reçoivent que 8 % des transferts gouvernementaux en prestation de chômage, allocations familiales et autres (Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire). En comparaison, les personnes n’ayant pas terminé leur secondaire, soit environ 20 % de la population, versent un peu plus de 9 % de l’impôt sur le revenu et reçoivent plus de 40 % des transferts gouvernementaux.

Alors, ne faudrait-il pas trouver les meilleures conditions pour favoriser l’accessibilité aux études? Ne doit-on pas trouver les conditions gagnantes pour hausser le nombre de diplômés qui vont occuper les emplois de demain et qui pourront soutenir les programmes sociaux? La situation mérite beaucoup de réflexion! La FEUQ effectue une recherche sur les sources et les modes de financement des étudiants de premier cycle, qui répondra à ce questionnement.

Si le sujet vous intéresse et que vous voulez en savoir plus, consultez l’argumentaire contre les hausses des frais de scolarité de la FEUQ, ou communiquez avec votre v.‑p. aux affaires externes de la FEUS, Tommy Girouard-Belhumeur.

Budget provincial 2010

Les réactions face au budget du gouvernement Charest pour l’année 2010 sont plutôt mitigées. En effet, le plan de redressement proposé par le ministre Bachand favorise les plus nantis au détriment de la classe moyenne et se traduit par une hausse quasi-généralisée des taxes et tarifs. Ce budget, qu’on qualifie comme étant de droite, a pour objectif de s’attaquer à la dette de la province qui s’élève à 161 milliards de dollars et représente 53% du PIB québécois. Ce cumul, selon le ministre des finances, est dû aux investissements antérieurs dans les infrastructures et dans la sphère de l’éducation, notamment. L’article qui suit mettra donc en lumière les faits saillants du budget annuel, plus particulièrement en ce qui a trait à l’environnement, à la santé et à l’éducation.

Démographie

Le Québec fait face à une problématique de taille : le vieillissement inévitable de la population qui le compose. Au rythme actuel, on prévoit qu’il n’y aura qu’un seul travailleur pour subvenir aux besoins de deux retraités en l’an 2031. Les services publics seront, par conséquent, financés par un nombre restreint de contribuables et, bien entendu, les coûts que ces services engendreront seront considérablement augmentés. C’est en considération de ce facteur non négligeable que le gouvernement Charest a opté pour une complète révolution budgétaire, une révolution de la culture économique québécoise.

TVQ

La taxe de vente sera augmentée à raison de 1% l’an en 2011 et 2012, ce qui portera la TVQ à 9,5%! Cette hausse se traduira par un profit de trois milliards de dollars pour le gouvernement provincial, mais risque fort bien de diminuer le pouvoir d’achat des familles à faible revenu et de ralentir la consommation : beaucoup de Québécois pourraient remettre à plus tard l’achat d’une voiture neuve! Certains critiquent cette mesure et auraient préféré que le gouvernement opte pour une taxation plus sélective (sur les biens de luxe, par exemple), tel qu’on le voit en Europe.

Développement durable et industrie verte

Sur le plan du développement durable, le gouvernement Charest a fait la promesse de réduire de 20% les émissions de gaz à effets de serre au Québec d’ici 2020. Le budget du ministre Bachand semble tenir compte de cet engagement : une hausse du prix du carburant de l’ordre d’un cent le litre par année pour 2011 et 2012. Les villes de Montréal et de Québec bénéficieront, quant à elles, de la possibilité d’augmenter le prix du litre d’essence de 2,5 cents l’an. Les environnementalistes demeurent toutefois insatisfaits : si le Québec n’investit pas davantage dans l’industrie verte, il risque de passer à côté de grandes opportunités d’affaires, notamment en ce qui concerne le commerce de l’automobile électrique.

Contribution santé

En ce qui concerne la santé, le gouvernement Charest, de par l’instauration de la « contribution santé », met le cap vers un système de santé à deux vitesses. Ce nouvel impôt sur la santé, tel que le qualifie l’Action démocratique du Québec, coûtera 25,00$ aux contribuables québécois pour l’an 2010, 100,00$ pour l’an 2011 et finalement, 200$ pour l’an 2012. Le budget a cependant prévu un « crédit d’impôt pour la solidarité » pour les familles ayant un revenu annuel inférieur à 30 000,00$. Ce crédit permettra de pallier, en partie, aux difficultés financières que cela pourrait occasionner pour les foyers les plus démunis.

Éducation

Pour ce qui est du domaine de l’éducation, le gouvernement a effectivement prévu une hausse des frais de scolarité, mais cette  augmentation ne doit pas avoir lieu avant 2012. La FEUS est d’avis que cela n’est pas la bonne solution. En effet, devant les besoins criants du Québec en termes de main-d’œuvre qualifiée et face à la forte compétition internationale, réduire l’accessibilité aux études constituerait une grave erreur de la part du gouvernement et ce, pour l’entièreté de la nation québécoise. Le sous-financement des universités est un problème réel qui est en grande partie attribuable aux coupures dans les transferts fédéraux de 1994. Les étudiants n’en sont pas responsables et n’ont pas les moyens de payer la facture!

En conclusion, le gouvernement Charest, par l’entremise de son budget, aura pallié à ses erreurs de gestion en puisant à même les poches des contribuables. Un total de 31% de l’effort en vue du retour à l’équilibre est exigé de la part des particuliers. Si le gouvernement estime qu’il contribue, de son côté, à 62% de cet effort, il faut garder en tête que ce sont les Québécois, dans leur ensemble, qui souffriront de la diminution des services publics…

Manifestation à Montréal le 11 mars

réclamer les 35 millions que Courchesne doit aux étudiants en prêts  et bourses

Alors que le gouvernement fédéral à récemment transféré la somme due au Québec pour le programme canadien de bourse aux étudiants, en apportant 35 millions de dollars de plus que le précédent programme (FCBEM), soit 135 contre 80 anciennement, la ministre Courchesne semble résolue à ne pas nous rendre les 35 millions de dollars qui nous reviennent en bourse. Montrons lui notre résolution à notre tour ! Le 11 mars, une manifestation est organisée à Montréal afin d’aller réclamer notre due. La FEUS, votre fédération, organise un départ groupé. Nous avons rendez-vous le 11 mars à 11h30 au local E1 111. Serez-vous présent ?

Pour des fins logistiques, nous vous demanderons de réserver votre place sur le site feus.qc.ca

pour réserver utiliser le lien doodle suivant : http://www.doodle.com/8ug9bahiy3cgrrt8

Pour plus d’information aller voir http://www.decomptepcbe.org/