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PRÉSENTATION DES CANDIDATS À LA MAIRIE
MOUSTAPHA SABOUN
Aux dernières élections municipales, Moustapha Saboun s’était présenté contre Robert Pouliot dans l’arrondissement d’Ascot. Il a aussi fait campagne en 2007 pour obtenir un poste de commissaire scolaire. Le père de trois enfants de 13, 12 et 8 ans a complété deux maîtrises, la première en gestion des affaires, la seconde en gestion des coopératives. Depuis la fin de ses études, il occupe le poste de président-directeur général de l’organisme canadien pour le développement et l’intervention en Afrique. Il est aussi vice-président de Coop-Géomatix, qui développe des outils d’aide dans le domaine de la consultation.
L’homme de 45 ans, qui est originaire du Tchad, habite au Québec depuis 1982 et Sherbrooke depuis la même période. Monsieur Saboun croit en un projet de société tel qu’il l’a mentionné dans La Tribune du 15 juin 2009 : « Un bon projet de société commence par l’élimination de la pauvreté. C’est pourquoi je veux aussi rejoindre tous les exclus, tous ceux qui ont soif de projets et de changements et tous ceux qui ont des idées. »
Un autre point important de sa stratégie sera de mettre l’emphase sur la gouvernance. « On prend toujours le vieux pour rénover. Mais il faut des changements, le vrai changement. Nous, on veut innover. »
Il a également tenu à assurer que la baisse des taxes foncières fera aussi partie de son programme
Source : Marie-Christine Bouchard, « Saboun se présente à la mairie », La Tribune, 15 juin 2009
HÉLÈNE GRAVEL
Hélène Gravel est une citoyenne engagée depuis longtemps à Sherbrooke. Ayant étudié en sciences politiques, elle a également complété une maîtrise en gestion et fut directrice générale du Regroupement des organismes communautaires de l’Estrie puis de la Chambre de commerce de Sherbrooke. Sous sa direction, l’organisme a remporté le titre de Chambre de commerce de l’année au Quéec en 2003-2004.
En 2005, Hélène Gravel a été la première femme à briguer les suffrages à la mairie de Sherbrooke. Son flair, sa capacité de générer des idées porteuses d’avenir et sa passion à en débattre lui ont permis de récolter près de 44% du vote. Aujourd’hui, Hélène Gravel est à la tête de l’Agence Continuum Inc, entreprise de recrutement et de placement de personnel qu’elle a fondée en 2006. Jusqu’à tout récemment, elle était également analyste de l’actualité à CHLT FM. Elle s’est retirée des ondes pour se donner le loisir de réfléchir objectivement à son avenir politique.
Soucieuse du bien-être des gens, elle a siégé sur plusieurs conseils d’administration et a assumé la présidence d’honneur de moult activités bénéfices. Pensons notamment à sa récente implication à titre de co-présidente de la Campagne Centraide Estrie qui a permis d’amasser plus de 1,5 millions de dollars. Hélène Gravel s’intéresse à l’ensemble de l’activité socio-économique de Sherbrooke. Elle porte toutefois un regard particulier sur la famille, l’environnement, l’emploi et l’économie du savoir.
Hélène Gravel peut notamment compter sur l’appui de l’ex-recteur de l’Université de Sherbrooke, Bruno-Marie Béchard, pour mener sa campagne. Ce dernier étant son agent officiel.
En conférence de presse, lundi le 17 août 2009, la candidate a indiqué qu’elle fera du dialogue la pierre angulaire de sa campagne. « On n’a pas les moyens de mettre des talents de côté. On n’a pas les moyens non plus de ne pas avoir ce goût de s’obstiner si on n’est pas d’accord et de le faire librement, publiquement, que tout le monde ait son mot à dire. On n’arrête pas de dire : « On a tout ce qui faut à Sherbrooke. Pôle universitaire d’un côté, de la nature, de l’eau. Vous ne pensez pas que c’est le temps de le prendre ce tout ce qui faut là et d’agir? »
Mme Gravel a laissé entendre qu’elle aurait plusieurs questions à poser concernant Omaterra, le Grand spectacle de l’eau. Elle estime également que le dossier du centre de foires a été « mal géré » compte tenu du clivage qu’il a créé entre l’Est et l’Ouest.
Lors d’une conférence de presse au carré Strathcona, en face de l’Hôtel de ville, le 4 septembre dernier, Mme Gravel a affirmé vouloir faire respecter la Loi sur le lobbying et a également partagé son idée de créer un poste d’ombudsman (protecteur du citoyen) :
Cette instance de dernier recours ne prend ni la place des élus ni celle des fonctionnaires. À Sherbrooke, j’estime que ça pourrait coûter environ 140 000 ou 150 000 $ par année, mais pour chaque dollar investi, ça nous permettra de sauver 6 $ en poursuites légales. Ce n’est pas une dépense, c’est un investissement.
Mme Gravel vise également à ce que tous les contrats accordés par la Ville, gros comme petits, fassent dorénavant l’objet d’appels d’offres. Ce changement permettra ainsi que les contrats soient toujours octroyés aux mêmes entreprises et encouragerait les jeunes entrepreneurs à demeurer en région.
Finalement, Mme Gravel promet la télédiffusion des séances de conseil afin d’informer et de rejoindre les citoyens et citoyennes.
Par ailleurs, Mme Gravel a promis de faire campagne sans pancartes électorales.
Vous pouvez rejoindre Hélène Gravel via son blogue à l’adresse suivante : www.helenegravel.ca ou communiquer avec elle : helene@HeleneGravel.ca
Source : Hélène Gravel, Le Blogue, http://www.helenegravel.ca/biographie/
BERNARD SÉVIGNY
Bernard Sévigny est conseiller municipal à la Ville de Sherbrooke depuis 2001 dans le district des Châteaux-d’Eau dans le secteur Rock Forest. Il est président de l’arrondissement de Rock- Forest – St-Élie – Deauville, président du comité consultatif de la famille et siège au comité consultatif d’urbanisme et au comité de la sécurité publique. Il est notamment membre du conseil d’administration de la corporation de développement économique communautaire (CDEC) de Sherbrooke et préside de Fonds de développement en économie sociale. Il est également chef du Renouveau sherbrookois depuis 2008.
Parallèlement, M. Sévigny est professeur associé au département de système d’information et méthodes quantitatives de gestion (SIMQG) de la Faculté d’administration de l’Université de Sherbrooke. Il est aussi chercheur associé au Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO) ainsi que membre du Groupe de recherche sur les collectivités en ligne (GRECUS) de la Faculté d’administration. Il détient depuis avril 2006 un doctorat en administration des affaires (D.B.A.) de l’Université de Sherbrooke en développement local. Il possède également une maîtrise en gestion du développement des coopératives et des collectivités de l’IRECUS ainsi que des diplômes de premier cycle en sciences politiques, en sciences économiques et en communication.
Contrairement à Hélène Gravel, Sévigny n’entend pas faire une campagne sans pancartes, malgré que l’affichage soit plus « modeste que ce qu’on voit normalement. » De plus, M. Sévigny compte recycler ces pancartes en les donnant, par exemple, à des écoles pour que les élèves puissent faire du bricolage. Toutefois, M. Sévigny partage l’idée de sa rivale électorale de créer un poste d’ombudsman.
Actuellement, le Renouveau sherbrookois a officiellement 16 candidats dans les différents districts de Sherbrooke. Parmi eux se retrouvent plusieurs candidats « vedettes » tels que le journaliste de TVA, Denis Beaudoin (Beckett), l’attachée politique du député bloquiste Serge Cardin, Mme Sylvie Proulx (Carrefour), l’homme d’affaires Bruno Vachon (Châteaux-d’Eau) et plusieurs autres.
Bernard Sévigny, espère que la campagne électorale sera basée sur un débat d’idées. « J’espère que ça va être une campagne propre parce que la mienne va l’être et je pense que ça peut l’être. Il n’y a pas de raisons que ce soit une campagne qui dérape », conclut-il.
Pour connaître la plateforme électorale et les candidats du Renouveau sherbrookois, visitez le site officiel : http://www.renouveausherbrookois.org/
Source : Le Renouveau sherbrookois, http://www.renouveausherbrookois.org/
FRANÇOIS GODBOUT
Celui qui compte une solide feuille de route dans le monde des affaires sherbrookois sera appuyé par plusieurs jeunes libéraux qui avaient travaillé à la réélection de Jean Perrault en 2005.
Ce ne sont toutefois pas tous les organisateurs du maire Perrault qui feront partie de l’équipe de M. Godbout.
Militant libéral, François Godbout est promoteur du programme d’innovation DEFI, une structure parrainée par la Conférence régionale des élus de l’Estrie. L’objectif de ce programme est de créer en région un environnement propice qui accentuera la croissance économique et la productivité des entreprises par l’innovation.
Ancien président et directeur général des Industries Godbout, François Godbout préside le groupe Actions interculturelles de développement et d’éducation (AIDE) depuis trois ans. Il est aussi un spécialiste du Brésil et se dit «facilitateur d’affaires» pour les entreprises québécoises dans ce pays.
Père de trois filles, M. Godbout a aussi été vice-président de Progestion Estrie et de la Maison régionale de l’industrie, en plus d’avoir siégé à la SDERS-Industrie au début des années 1990. Homme d’affaires prospère, il a également été consultant et responsable de missions économiques au Canada et à l’étranger.
Nommé «Mérite estrien» en juillet dernier, François Godbout y était présenté comme un «dynamo à deux pattes qui carbure à l’action et qui ne cache pas sa boulimie pour l’action».
Même à l’aube de ses 60 ans, François Godbout ne se voit pas arrêter, écrivait-on. «La retraite? Jamais! Je vais toujours trouver une place où je pourrai être utile et qui va combler mon besoin d’action!»
Source : David Bombardier, « François Godbout sera candidat à la mairie », La Tribune, 3 septembre 2009, adresse URL : http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/sherbrooke/200909/03/01-898344-francois-godbout-sera-candidat-a-la-mairie.php
DENIS PELLERIN
Un cinquième candidat brigue la mairie de Sherbrooke. Il s’agit de Denis Pellerin, un ingénieur industriel qui intervient fréquemment lors des séances du conseil municipal.
Malgré l’annonce tardive de son entrée à la course à la mairie, M. Pellerin avait bien réfléchi à sa décision : « Ça fait un an que j’y pense. Je travaille à temps plein là-dessus depuis que Jean Perrault a annoncé son départ », explique-t-il. « Je ne suis pas suicidaire, assure-t-il. J’ai de la volonté, j’ai épluché tous les dossiers et j’ai assisté à toutes les séances du conseil municipal, en plus de critiquer souvent les décisions des élus. »
M. Pellerin a effectivement pris la parole lors de nombreuses assemblées du conseil, en plus de participer à plusieurs séances de conseils d’arrondissement. Il s’est entre autres élevé contre le rapport des fonctionnaires lors de la décision du Centre de foires sur le Plateau St-Joseph. «L’étude des fonctionnaires est bâclée», dit-il, en donnant comme exemple que le Plateau a été avantagé parce qu’on a dit que Wal-Mart et Home Depot étaient des restaurants.
Il s’est aussi posé des questions sur les coûts éventuels du centre de foires. «Si on avait suivi le processus normal des appels d’offres, on aurait des vrais chiffres (…) Ça ne respecte pas les règles de l’art».
Malgré son diplôme en génie industriel de l’U.Q.T.R. (1983), membre de l’Ordres des Ingénieurs depuis 1984 et M.B.A. de Sherbrooke (1992), M. Pellerin est actuellement sans emploi. Il dit se présenter à la mairie de Sherbrooke parce que les quatre autres candidats déclarés n’avaient « pas le discours » qu’il voulait entendre.
Se disant insatisfait de l’administration Perrault, Denis Pellerin souhaite principalement « ramener des industries à Sherbrooke afin de redonner du travail aux gens. » Le candidat le reconnaît : il dispose d’un « budget limité » et ne compte sur aucune « machine » électorale pour se faire élire. Il ne prévoit pas recourir à des pancartes électorales.
Au cours des derniers mois, M. Pellerin a notamment demandé aux élus de prolonger le boulevard du Mi-Vallon sur 800 mètres pour qu’il débouche sur la route 220 plutôt que de construire le nouvel axe René-Lévesque sur une longueur de trois km.
Source : David Bombardier. « Surprise à l’heure limite » La Tribune, 3 octobre 2009, page 3.