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La FEUS invite l’IEDM à retourner sur les bancs d’école

Communiqué de presse envoyé aux médias de Sherbrooke le 17 juin 2010

Contrairement à ce qu’affirme l’Institut, l’augmentation des droits de scolarité universitaires nuit à l’accessibilité

Sherbrooke, le jeudi juin 2010 – La FEUS dénonce la mise à jour de la note économique de l’Institut économique de Montréal (IEDM) et tient à rectifier la situation des droits de scolarité universitaires. Contrairement à ce que l’IEDM affirme, l’augmentation nuit à l’accessibilité. Plusieurs statistiques et faits amenés par l’IEDM manquent de rigueur intellectuelle et de mises en contexte : les différentes classes sociales et le niveau d’endettement étudiant ne sont pas pris en compte, pour ne nommer que ceux-là.

Les exemples pour contredire les résultats de leur analyse abondent. Selon une étude de l’ACPPU, à l’Université Western Ontario, la proportion d’étudiants en médecine dont le revenu familial est inférieur à 60 000 $ a diminué de 21 % en trois ans seulement. Du côté de l’Université de Guelph, une baisse de 40 % de la participation des étudiants issus de milieux pauvres est survenue à la suite de la dérèglementation des droits de scolarité par programme.

Selon une enquête de Statistique Canada présentée dans le document de l’IEDM, « 26 % des étudiants canadiens qui n’ont jamais poursuivi d’études postsecondaires invoquent des raisons financières comme principale cause de non-fréquentation » et donc, l’Institut juge qu’il ne s’agit pas d’un impact significatif puisque plusieurs autres facteurs entrent en compte. « Pourquoi écarter cet impact sous prétexte qu’il ne soit pas assez considérable, selon eux? », s’insurge la présidente de la FEUS, Claudia Lacourse Levasseur.

La FEUS reproche encore une fois à l’IEDM de mettre à l’avant-plan des faits et statistiques rejoignant leur idéologie et de négliger plusieurs facteurs qui tiennent compte de la réalité, de la problématique étudiante et de ses enjeux. La question des droits de scolarité est complexe; elle demande plus de profondeur et une vision plus élargie concernant le financement des universités que ce qui ressort de l’analyse proposée par l’IEDM.

La FEUS représente les étudiants de premier cycle de l’UdeS et compte environ 14 000 membres. Elle est la plus grande organisation jeunesse de l’Estrie.

Source :
Kristel Cantara, attachée politique de la FEUS
819 345-2624 ou feus.politique@USherbrooke.ca
Kristel Cantara,
Attachée politique de la FEUS
819 345-2624
feus.politique@USherbrooke.ca
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