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On entend souvent au Québec que la situation socioéconomique est en péril, que les générations futures sont menacées de crouler sous les dettes. Qu’en est-il vraiment? La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), dont la FEUS est membre, s’est récemment penchée sur le sujet pour nous rapporter plusieurs statistiques très pertinentes.
Selon le MELS, entre 1990 et 2007, parmi les nouveaux emplois, le nombre de ceux requérant un diplôme universitaire a augmenté de 109 % comparativement à une chute de 41 % pour les emplois ne requérant aucun diplôme. Et d’après Ressources humaines et Développement des compétences Canada, les professions hautement qualifiées représenteront près de 70 % de l’ensemble des nouveaux emplois entre 2006 et 2015!
D’un côté, nous avons une augmentation des emplois requérant des études postsecondaires. D’un autre côté, nous avons un choc démographique. Dès 2011, les premiers baby-boomers vont atteindre l’âge de 65 ans, et dans une quinzaine d’années, cette tranche d’âge représentera plus de 25 % de la population. Tous les départs à la retraite reliés au vieillissement de la population entraîneront inévitablement une baisse du bassin potentiel de la main-d’œuvre. L’arrivée de jeunes sur le marché du travail sera, selon Desjardins, insuffisante pour remplacer cette génération.
Si on dit qu’il y aura de moins en moins de travailleurs pour soutenir de plus en plus de gens, cela impliquera une constante augmentation des coûts des services publics. On parle donc d’une pénurie de contribuables!
Les diplômés universitaires rapportent beaucoup à l’État et coûtent moins chers. Bien qu’ils représentent moins de 15 % de la population, ils payent 35 % de l’impôt sur le revenu et ne reçoivent que 8 % des transferts gouvernementaux en prestation de chômage, allocations familiales et autres (Fondation canadienne des bourses d’études du millénaire). En comparaison, les personnes n’ayant pas terminé leur secondaire, soit environ 20 % de la population, versent un peu plus de 9 % de l’impôt sur le revenu et reçoivent plus de 40 % des transferts gouvernementaux.
Alors, ne faudrait-il pas trouver les meilleures conditions pour favoriser l’accessibilité aux études? Ne doit-on pas trouver les conditions gagnantes pour hausser le nombre de diplômés qui vont occuper les emplois de demain et qui pourront soutenir les programmes sociaux? La situation mérite beaucoup de réflexion! La FEUQ effectue une recherche sur les sources et les modes de financement des étudiants de premier cycle, qui répondra à ce questionnement.
Si le sujet vous intéresse et que vous voulez en savoir plus, consultez l’argumentaire contre les hausses des frais de scolarité de la FEUQ, ou communiquez avec votre v.‑p. aux affaires externes de la FEUS, Tommy Girouard-Belhumeur.