|
L’Université de Sherbrooke et votre fédération sont toujours, à l’heure actuelle, en négociation pour arriver à un accord dans le but de maintenir le libre accès au transport en commun pour l’ensemble de la communauté étudiante. En effet, la FEUS et le rectorat maintiennent des rencontres constantes dans le but d’arriver à un accord qui satisferait les deux parties.
D’après le vice recteur au développement durable et aux relations gouvernementales, Alain Webster, l’Université de Sherbrooke sera dans une situation financière difficile l’an prochain. En effet, l’Université prévoit faire un défit qui équivaudra de 3 à 5% de son budget de 300 millions, c’est-à-dire un déficit de 9 à 15 millions de dollars. Toujours d’après lui, dans un tel contexte économique, le conseil d’administration de l’Université de Sherbrooke n’accepterait jamais de signer une entente de service avec la société de transport de Sherbrooke (STS) sans apport financier étudiant. Le vice-recteur affirme que l’appuie des associations étudiantes (FEUS, REMDUS) est nécessaire pour instaurer ce financement pour le libre accès au transport en commun.
Votre fédération, après avoir consulté ses associations membres, a décidé de faire une proposition à l’Université. Cette proposition était qu’une hausse équivalente à la différence entre l’ancien et le nouveau contrat pouvait être tolérée. Cette position démontre une ouverture de la part des étudiants envers l’Université et une compréhension de sa situation budgétaire difficile. De plus, cela conserverait la contribution de l’Université égale à ce quelle était à la fin de l’ancien contrat, c’est-à-dire qu’il n’y aurait pas de désengagement de l’Université par rapport au transport en commun.
Pour une mise en contexte, le montant de l’ancien contrat entre l’Université et la STS était de 1,3 millions de dollars et le contrat qui est en cours de négociation pour cette année couterait 1,6 millions de dollars. La différence entre ces deux contrats corresponds à un montant 300 000 dollars qui divisé par tous les étudiants, donne une contribution de 10$ par personnes par session d’étude.
Cependant, M. Alain Webster a, tout en soulignant l’effort et l’ouverture des étudiants, mentionné qu’il ne croyait pas que cette proposition était assez élevée pour que le conseil d’administration de l’Université puisse accepter le contrat avec la STS. Il a rajouté qu’il fallait que les étudiants mettent un effort plus grand.
Quant à nous, nous croyons qu’en regard à la renommé du projet, à son impact dans le choix de l’Université de Sherbrooke par ses futurs étudiants, à son importance sociale et environnementale, à la destruction de places de stationnement engagée par le rectorat, et finalement, à la politique résolument verte de l’Université de Sherbrooke, que le Conseil d’administration devrait être en mesure d’accepter cette proposition.
Votre fédération continuera en collaboration avec ses associations membres ses pourparlers avec l’Université dans le but d’en arriver à la meilleure solution pour les étudiants.